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La capacité d'effort mesurée par l'épreuve du même nom est connue pour être un facteur prédictif de mortalité chez les sujets coronariens, mais sa signification chez les sujets sains est moins bien évaluée. Pour résoudre cette question, une équipe de Stanford a étudié le pronostic vital de 6213 hommes ayant bénéficié d'une épreuve d'effort prescrite pour des motifs médicaux. La capacité maximale d'effort mesurée s'est révélée être le facteur prédictif le plus puissant de mortalité chez les sujets atteints de maladie cardiovasculaire, mais aussi chez les hommes qui en étaient apparemment indemnes. En particulier, la capacité d'effort a une valeur prédictive de décès supérieure à une hypertension, un tabagisme, un diabète, une fréquence cardiaque maximale basse. A l'inverse, une capacité d'effort élevée est protectrice même en présence de facteurs de risques classiques et toute élévation de cette capacité s'accompagne d'une diminution de 12% de la mortalité. Pour les auteurs de ce travail, bien que ces données ne démontrent qu'une association entre faible capacité d'effort et mortalité et non une relation causale, elles sont à rapprocher d'études récentes sur les effets bénéfiques en terme de mortalité de l'entraînement physique chez les coronariens comme chez les sujets sains. Pour cette équipe, l'entraînement physique pourrait se révéler être une mesure de prévention primaire et secondaire tout aussi importante que les interventions médicamenteuses sur les facteurs de risque. Pour réagir à cet article et écrire à son auteur > Mis en ligne le 24/09/2002 - Par Professeur Paul Menu - |
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